Recherches et projets

Pratiques agricoles et occupation des sols

L’agriculture conventionnelle est en régression sur de vastes territoires où elle a façonné des paysages de qualité. En contrepartie, des acteurs y sont à inventer ou réinventer des produits et des pratiques. Le projet cherche à mieux mesurer la contribution de ces démarches au maintien de la qualité des paysages.

L'invention et la réinvention de produits et de pratiques agricoles comme outil de maintien de l'occupation des sols et de la qualité des paysages en zone de déprise

Dans le nouveau contexte rural dit «post-productiviste», les territoires doivent répondre non seulement aux attentes liées à la production (biens agroalimentaires) mais aussi à celles liées à la consommation (tourisme, villégiature) et à la conservation (patrimoine naturel et culturel) de l’espace rural. Du coup, la viabilité des communautés rurales est aujourd’hui étroitement liée à la multifonctionnalité du territoire et à certaines dimensions traditionnellement marginales dont la qualité du paysage. Largement reconnues et partagées, ces considérations se heurtent en pratique à certaines tendances lourdes qui conduisent à l’uniformisation des paysages. Parmi elles, la déprise de l’agriculture sur des pans entiers de territoire ressort parmi les plus significatives. Sur ces secteurs, c’est l’occupation du territoire, la diversité des paysages et la vitalité des collectivités qui sont en cause. À contre courant de ces tendances dominantes, un nombre considérable d’initiatives ont émergé ces dernières années. Ces initiatives ont conduit tantôt à l’invention de nouveaux produits ou de pratiques, tantôt à la réinvention de pratiques anciennes à des fins nouvelles. Si la contribution de ces initiatives a suscité une certaine attention en regard du développement économique et social des régions, leur contribution en matière d’occupation du territoire et de maintien des paysages reste entièrement à mesurer.


Sur la base de ces constats, le présent programme vise à : i) mesurer la contribution des initiatives d’invention et de réinvention de produits et de pratiques agricoles en matière de multifonctionnalité des territoires en zones de déprise; ii) à proposer des mesures aptes à favoriser leur viabilité .


Au plan théorique, le programme s’alimente à même les courants en émergence dans les domaines de la ruralité et de la gestion des ressources. En matière de ruralité, il s’inscrit à l’intérieur des travaux qui, sous des désignations diverses cherchent à rendre compte des restructurations des territoires ruraux. En matière de gestion des ressources, en abordant les territoires ruraux en tant que réalité sociale et biophysique l'écologie du paysage demeure la perspective la plus apte à assurer la compréhension de leur dynamique. Cela dit, un travail considérable reste à accomplir afin de réaliser l’objectif de l’écologie du paysage, soit contribuer, par la mise en pratique des connaissances développées, à la durabilité de l’exploitation des ressources et des établissements humains. C’est dans cette perspective qu’il faut situer la contribution attendue du présent projet.


Au plan empirique, les hypothèses seront approfondies à partir d’un territoire particulièrement représentatif des zones de déprise.

Équipe



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