Recherches et projets

Implantation urbaine des toits verts extensifs

Financé par le CRSH, ce projet vise à mieux comprendre le point de vue des citoyens face à l’implantation urbaine des toits verts à Montréal. La problématique étudiée qui touche autant les questions de design que d’acceptabilité sociale d’une technologie verte a été peu abordée en recherche. Elle constitue un enjeu d’importance dans les disciplines de l’aménagement.

Implantation urbaine des toits verts extensifs dans le contexte canadien: acceptabilité sociale, critères de design et stratégies d’implantation

Un toit vert est un toit plus ou moins couvert de végétation, les experts distinguant généralement les toits verts extensifs, des toits verts intensifs. Les toits verts dits extensifs, plus légers que les toits verts intensifs, comportent une moindre profondeur de substrat de croissance pour les végétaux (20cm ou moins). Ainsi, seule une végétation de relativement petite taille peut y être implantée. Destinés à être minimalement entretenus, ils ne sont généralement pas irrigués.

Actuellement, le nombre de toits verts dans les villes du pays reste trop faible pour avoir un effet environnemental notable, entre autres, sur les îlots thermiques ou sur le ruissellement urbain malgré que de nombreuses recherches canadiennes et internationales démontrent le potentiel des toits verts à cet égard. Or ces deux phénomènes sont appelés à s’accentuer avec les changements climatiques. Montréal, Toronto et d’autres villes canadiennes se penchent donc sur l’implantation à grande échelle de toits verts extensifs, plus adaptables aux bâtiments existants, à la fois pour les raisons environnementales énoncées plus haut mais aussi pour des raisons économiques et de santé publique. Or l’implantation à grande échelle de toute technologie est tributaire de son acceptabilité sociale. Ce projet vise à identifier les facteurs ou combinaison de facteurs les plus indicatifs de l’acceptabilité sociale des toits verts dont leur dimension esthétique, cette dernière dimension s’étant révélée déterminante dans la difficulté d’application de modes plus écologiques de gestion de la végétation par exemple. À partir des données obtenues par les chercheurs, seront déterminés les critères de conception des toits verts extensifs les plus susceptibles d’en favoriser l’acceptabilité sociale et d’orienter la planification stratégique de leur implantation à l’échelle urbaine. Le terrain de recherche est la région de Montréal.

La problématique soulevée par les chercheures, qui touche autant les questions de design (dimension esthétique) que d’acceptabilité sociale d’une technologie verte - plus précisément d’une phytotechnologie, n’a pratiquement jamais été abordée en recherche. Cette question rejoint aussi la question plus générale de l’idée de nature et de l’appréciation de cette dernière dans ces incarnations urbaines ou fonctionnelles (phytotechnologies telles que marais filtrants sous–surfaciques, plantations en vue de la phytorémédiation d’un site, etc.). Enfin, la possibilité de la prise en compte des données issues de la recherche dans la conception de ces technologies de façon à en augmenter l’acceptabilité sociale constitue un enjeu d’importance dans les disciplines liées à l’aménagement. Les résultats de cette recherche profiteront tant aux chercheurs qu’aux promoteurs des phytotechnologies, aux décideurs municipaux et institutionnels, qu’aux concepteurs et ce, tant au Canada qu’à l’étranger.

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